Roman de Robic de Kergueguen

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Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Jeu 22 Juin - 23:14

Le Capitaine de vaisseau de sa Majesté
Nathan Guérin
Comte de Renan.

Chapitre 1 La Superbe

En  ce petit matin de 1783, dans le port de Brest le jour n’était pas encore levé.  Tout en marchant le long du quai aux vivres, le Capitaine de Frégate  Nathan Guérin, Comte de Renan fit glissé sa cape, pour dégager son épaulette du coté gauche, se faisant ainsi connaître  de  l’aspirant qui l’attendait avec  le canot pour le mener à son navire.
L’aspirant le salua -  Bonjour Commandant, le canot est paré.
- Très bien jeune homme, ma malle est déjà  à bord ?
- Oui Commandant, votre malle  à été déposé dans votre cabine.
- Alors, allons y, faite moi faire le tour de La Superbe.
- Oui Commandant, La Superbe est une frégate de dix huit, elle a un an Commandant, trente huit canons, vingt  six de vingt quatre livres et douze de huit livre.
- Vous avez l’air fier de votre bâtiment jeune homme, c’est bien.
- Oh oui !! Heu...Commandant.
Le canot ayant fait le tour s’approcha de la coupée, le patron de celui ci cria « Superbe », annonçant ainsi l’arrivée du Commandant à bord. Nathan, une fois accueilli sur le pont par les trilles, vit s’avancer un lieutenant de vaisseau  pour le saluer.
- Lieutenant de vaisseau Paul Durant, je suis votre Second, Commandant.
- Très bien Capitaine, présentez  moi les officiers.
Ceux-ci en rang étaient au garde à vous, le regard fixe devant eux.
- Je vous présente  le Major jean Dubois qui commande nos fusiliers,  les Enseignes Roussel et Lambert Commandant, et  les Aspirants Nicolas, Bonnet et  Simon.
Nathan échangea un salut avec chacun d’eux. Mais soudain le regard de Nathan fut attiré par une silhouette.
- Mais, cet homme là ! C’est … L’homme désigné par Nathan fit un pas en avant pour le saluer.
- Premier-maître Mercier  commandant.
- Content de vous voir mon ami, vous étiez  Matelot-breveté quand j’étais enseigne, sur le Bourgogne en 66, bel avancement !!
- Merci, Commandant, le canonnier Gauthier est aussi avec nous Commandant.
- Ah bien mon ami, j’essaierai  de le voir.
Le  Second un peu surpris  par la tournure que prenait la présentation, finis par indiquer au commandant le Médecin  du bord.
- Le Docteur  Joël  Morin, Commandant.
- Bienvenue à bord Commandant !
- Merci ! Docteur.
Nathan gagna aussitôt le gaillard d’arrière  pour lire sa prise de commandement. Une fois fait, il se retourna vers le second.
- Monsieur  Durant, je recevrai les officiers vers quinze heures.
- A vos ordres Commandant.
-  Pour le moment je vais consulter les ordres de l’amirauté et les  livres  de bord et des punitions, vous pouvez  retourner à vos occupation  monsieur Durant.
- Bien Commandant.
Nathan passa sa journée à consulter les papiers du bord, par la claire-voie, il entendait l’équipage  s’activer à l’avitaillement du navire. Regardant sa montre à gousset il se rendit compte qu’il était déjà 14 heures trente. Il héla le fusilier de garde,
- Sentinelle, appelé moi monsieur Durant.
L’ordre fut répercuté sur le pont,
Quelques secondes  âpres  la  sentinelle annonça,
- Le Capitaine pour le Commandant.
- Entrez, Paul, puis je vous offrir un verre de Bordeaux ?  Asseyez  vous, je veux qu’étant  mon second,  vous, vous sentiez libre  de me parler ouvertement lorsque nous sommes entre nous.
- Très bien Commandant.
- Parlez moi un peu, de notre équipage,  que pensez vous de nos  enseignes et  aspirants dites  moi tout. Bien sur je me ferai mon propre opinion mais il est souvent bon d’avoir un autre avis.
- Eh bien Commandant, nos deux enseignes Roussel et Lambert feront de bons lieutenants, les deux sont sérieux et accomplissent  leur devoirs  correctement, bien que,  personnellement  je  trouve Roussel un  peu trop réfléchi et Lambert trop vif,  en  revanche nos petits messieurs  comme à l’habitude, sont un peu dissipés , bien que M. Simon soit  le plus prometteur des trois.
- Oui, je me suis aperçu  de son sérieux quand il est venu me chercher avec le canot.  Il a démontré une certaine assurance dans  sa façon de commander. Bien mon cher Paul nous allons  pouvoir apprendre à connaître tout ce petit monde, les mois à venir  puisque nous  partons pour les Antilles. Nous avons ordre de rejoindre l’île de la Martinique et  d’attaquer les convois des compagnies marchandes anglaises qui croisent entre St Lucie et Antigua. Bon  j’entends que ça s’agite sur le gaillard d’arrière faite  les entrer que l’on partage ces bonnes nouvelles.
- Bien, Commandant.

Le lendemain, à l’aube la Frégate La Superbe leva l’ancre et largua ses voiles pour le grand large. Nathan sur le gaillard observait son vaisseau fendre les vagues  de belle allure, sous  pleine voilure, elle filait si prestement que l’on aurait pu croire qu’elle volait. S’approchant de la double roue il regarda  le maître-principal et les timoniers
- Bonne marcheuse, apparemment !
- Et faut la voir sous bonnettes commandant !
- Capitaine Durant, voyons ce qu’elle  donne sous bonnettes.
dit Nathan avec  un léger sourire.
- A vos ordres  commandant.
Les jours qui suivirent  permirent à  la Superbe de faire  un peu d’exercice de voilure pour les gabiers et d’école d’artillerie pour les canonniers, de jour en jour  l’équipage faisait des progrès.
Apres deux semaines au large pour être moins repérable par les patrouilles anglaises, la Frégate avec l’aube franchit le tropique du cancer. Le matelot Clément Roux, désigné comme Maître d’hôtel, venait de rasé le commandant.  Il prit l’habit bleu du Commandant, pour le brossé,  celui ci était orné d’une belle épaulette dorée, indiquant le grade de Capitaine de Frégate du Commandant. Nathan sorti de ça chambre, vêtu d’une chemise blanche, de son gilet, sa culotte et ses bas rouges, ainsi que ses veilles chaussures à boucle d’officier de la marine royale.
- Bonjour Clément !
- Bonjour Commandant, je vous ai fait du café, il est encore tout chaud ! Il y a aussi quelques tartines, et  du beurre, mais je n’ai  trouvé que de la confiture de rhubarbe.
- Merci, ça ira très bien Clément.
- J’ai brossé votre habit, et votre Bicorne, commandant.
Nathan, entendit le cri de la vigie
- Ohé du pont ! Voiles en vue, sur tribord avant à l’horizon.
Nathan se força  à boire calmement son  café, s’obligeant même à mâcher  sa tartine de confiture de rhubarbe,  alors qu’il n’aimait pas cette confiture,  mais son supplice pris fin lorsque le Capitaine Durant fut annoncé par la sentinelle.
- Entré Paul.
- La vigie, a aperçu deux  vaisseaux ennemis, Commandant,  un deux-ponts  et un soixante-quatorze.
- Bien ! Je monte.
Nathan se précipita sur le gaillard d’arrière.
- Monsieur Bonnet,  lorgnette s’il vous plait.
- Oui Commandant, voici.
-  C’est bien un quatre-vingt et un soixante-quatorze, monsieur Durant, nous  allons carguer la Misaine et la Grand-voile,  il serait fou d’aller nous frotter a ces deux là, notre mission serait compromise avant d’avoir commencé.
Durant ordonna,
-  Du monde en haut, carguer Grand-voile et la Misaine.
Les enseignes activèrent les gabiers.
- Allons, allons un peu de nerf  là, ça dort.
Lambert renchérit,
- Premier- maître prenez le nom de cet homme.
Nathan posa sa lorgnette sur une enfléchure et observa les navires à l’horizon, ceux-ci s’éloignaient apparemment sans se soucier  de la Superbe.
Le second se retourna vers  Nathan et lui dit,
- Ils filent au sud ouest  quart sud, sûrement sur Antigua, Commandant.  
- Oui, et je soupçonne le soixante quatorze d’être armé en flûte, avez-vous remarqué comme il était haut sur sa ligne de flottaison. J’ai l’impression qu’ils transports des troupes  pour un coup de main, à moins que ce soit des renforts pour Antigua. Timoniers, cap au sud, sud ouest.
Ceux-ci exécutèrent aussitôt la correction à la barre.
-  Cap sud, sud ouest, Commandant.
Nathan se tourna vers son second,
- Avec cette bonne brise nous devrions voir la Martinique dans une semaine, bien je descends  mettre ces observations sur le journal de bord Paul, faite moi appeler si besoin.
Une fois dans sa cabine Nathan rédigea un compte rendu sur le journal, lorsque la sentinelle s’écria,
-Lieutenant Roussel Commandant.
- Entrer, Lieutenant que voulez vous ?
- C’est pour le canonnier  Gauthier, Commandant vous avez demandé à le voir.
- Ah oui, faite le,  entrer et laisser nous merci.
Le marin Gauthier entra et se présenta quelque peu intimidé.
- Canonnier Gauthier, à vos ordres Commandant.
Nathan se leva et lui serra la main.
- Détend toi Gauthier et  assied toi. Comment vas-tu ?
-Pas trop mal Commandant, je ne rajeuni pas.
- Eh bien, si je t’ai fait venir c’est parce que j’ai besoin de toi ! J’ai vu que Mercier est Premier-Maître et je me suis dit que, puisque j’ai besoin d’un  serviteur, que cela t’irai, d’être à mon service, comme mon serviteur et mon patron de canot, quand pense tu ?
- J’accepte avec plaisir Commandant, on se connaît  depuis Le Bourgogne  Commandant et je suis bien content que vous ayez pensé a moi, encore merci.
- Bien ! Vas  rejoindre Clément, il te mettra au courant de ce que tu devras  faire pour mon service, et  heureux de te voir rejoindre la cabine.

 Depuis  la levée du jour La superbe  croisait dans les eaux au large de la Dominique, Nathan avait fait doubler les vigies. Le ciel parsemé de quelques nuages  et une houle d’amplitude moyenne, permettait de voir toutes voilures à l’horizon. Nathan observait sur  la dunette, les Enseignes. Roussel faisait  la leçon des manœuvres aux voiles aux aspirants et Lambert  était de Troisième quart. La journée étant découpée en 6 quarts par tranche de 4 h. Nathan se dit qu’avant la fin du cinquième quart,  la Martinique serait en vue
- Voile en vue ! Au sud quart sud-est ! » S’écria la vigie.
- Frégate anglaise !
Tous les regards du bord se tournèrent dans cette direction.
-Branle bas de combat Monsieur Durant, faite charger les pièces avec des boulets ramés, Monsieur Lambert nous allons virer de bord.
- Bien Commandant.
Celui-ci, se tournant vers la proue ; posté à coté de la double roue, il porta le porte-voix à sa bouche.
- Paré à virer !
L’ordre fut immédiatement relayé  par les sifflets des quartiers-maîtres.
- Devant ! Changer !
La superbe vint dans le vent et abattit sur l’autre bord.
- Barre dessous !
lança Lambert aux timoniers, les matelots choquèrent les armures, tandis que d’autres halaient les boulines, la manœuvre exécuter correctement, plaça l’étrave de  La Superbe sur un axe de rencontre avec la Frégate ennemie.
Nathan annonça calmement,
- Mettez en batterie les pièces tribord, et préparer les pièces bâbord discrètement monsieur Roussel, a mon ordre vous rentrer tribord et mettez bâbord en batterie pour faire un tir a démâté ! Avec les vingt-quatre livres et un tir  a mitraille sur leur pont  avec les huit livres, c’est compris Monsieur Roussel.
- Oui commandant.
-Je m’occupe des huit livres monsieur Roussel, et prenez la batterie basse. Dit Durant.
La Superbe passa  soudain, suivant les ordres de Nathan, sur le flan bâbord de la Frégate anglaise, la stupéfaction puis la panique régna quelques minutes à bord de celle-ci, alors que la frégate ennemi commençait à défiler le long du bord de La Superbe, Nathan s’écria,
- Feu !
Le mat de misaine de l’anglais, sectionner a mis hauteur chuta sur le pont, emmenant avec lui une partie du grand mat, noyant ainsi  l’équipage sous un monceau de toiles et d’espars, que les pièces de huit de La Superbe cribla de mitraille. Un  tir de caronade de l’ennemi toucha le gaillard avant de La Superbe, arrachant le grand foc, le foc et la trinquette, tuant trois hommes.  
-À viré loft pour loft.
Annonça Nathan pour prendre l’anglais sous le feu de sa batterie bâbord, lorsque l’Aspirant Bonnet cria,
-Il amène ses couleurs Commandant.
- Cessez le feu. Ordonna Nathan.
-Paul prenez le chaloupe, avec le Major et ses fusiliers, abordez moi ce navire.
- Bien ! Commandant.
La chaloupe revint au bout d’un quart d’heure, Durant vint rendre compte aussitôt.
- Commandant, la Frégate anglaise HMS Meredith est à nous, le Commandant anglais est mort, ainsi que la moitie de ses officiers, il ne reste que deux aspirants.  Notre bordée les a surpris et une  partie de l’équipage a été décimé. J’ai envoyé les charpentiers pour bricoler leur grand mat.
-Très bien, les fusiliers ont le situation en main ?
- Oui Commandant, le Major Dubois est quelqu’un de très efficace.
- Je n’en doute pas. Bien, formez un équipage de prise Paul, et quittons ces parages avant que notre chance tourne.
Nathan rajouta avec un petit sourire,
- Je ne pense pas que l’on puisse démâter une Frégate à la première bordée, deux fois le même jour.
- Vous avez raison, Commandant, partons d’ici.
L’arrivée au port de Fort Royal avec comme prise une frégate de douze,  déclencha une liesse générale dans le port. Un représentant du  gouverneur de l’île, ainsi que l’Amiral  dont le vaisseau de quatre vingt canons était ancré dans le Cul Sac Royal, baie devant Fort Royal vinrent en canot au devant de La Superbe. Nathan enfila sont plus bel habit, avec l’aide de Gauthier, et s’avança vers la coupée pour accueillir l’Amiral et le représentant du gouverneur au son des trilles.
- Amiral, soyez le bienvenue, Capitaine de Frégate Nathan Guérin Comte de Renan, c’est un honneur de vous recevoir,  ainsi que vous monsieur.
- Monsieur est le représentant du Gouverneur, François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé et c’est nous qui sommes honorés, mon cher, bel exploit que de vous présentez avec une magnifique prise le jour de votre arrivée. Bravo !
Apres avoir présenté son second, les officiers et son équipage à ses invités, Nathan demanda à l’amiral,
-Puis je me permettre de vous invitez à boire un verre de champagne messieurs, j’en ai ramené quelques bouteilles de France, ce vin pétillant est très apprécié à la cour il paraît.
-Avec plaisir commandant Guérin ». Répondit l’Amiral.
Entrant dans la cabine, Nathan vit  son Maître d’hôtel, s’avancer vers eux.
-Puis je vous prendre vos épées et Chapeaux messieurs, asseyez vous le vin est servi et bien frais.
Ils s’installèrent autour de la table bureau et gouttèrent le champagne.
- Excellent, ce breuvage ! Permettez moi de trinquer au Roi et a votre belle prise mon cher et a celles à venir. J’ai hâte de lire votre rapport et le récit de ce combat.
- Oh, j’ai, été très chanceux, Amiral, à la première bordée, notre feu a emmené son mât de misaine et une partie de son grand mât.
-Formidable, mon ami. Vous avez d’excellents canonniers.
Le représentant du gouverneur qui n’avait rien dit jusqu'à là, s’adressa à Nathan d’une voix qui refléta une certaine admiration, ce qui mit  a mal la modestie de Nathan.
-Sachez Monsieur le Comte, heu Commandant, que le Gouverneur sera honoré de vous rachetez un bon prix, votre prise, en tant que représentant de la couronne pour la  mettre au service de l’escadre !
Et l’amiral renchéri,
- Et moi ! Je vous promets de nommer comme Commandant la personne de votre choix, qui je suppose, doit être votre second.
-Je vous en remercie Monsieur et vous Amiral, je vous en suis infiniment reconnaissant.
-Je vais user de mon privilège d’Amiral pour renommer cette Frégate de 12, une fois intégrer a l’escadre. J’ai regardé les noms disponibles avant venir et je trouve que La Diligente lui ira très bien.
( A suivre...)
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Re: Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Sam 24 Juin - 17:31

Chapitre 2
La chasse en duo


Après une quinzaine de jours, Nathan Guérin et Paul Durant convoqués par l’Amiral, se présentèrent sans délai a bord de La Couronne, deux ponts de 80 canons. Accueilli par son Capitaine de Pavillon, qui les emmena aussitôt auprès de l’Amiral.
-Entrez ! Messieurs.
L’Amiral leur serra la main et les invita à s’asseoir.
-Prenez place et félicitation Commandant Durant pour votre promotion au grade de Capitaine de Frégate.
-C’est moi qui vous remercie, Amiral.
-  Mais de rien mon ami. Bien ! Messieurs vos bâtiments sont’ ils prêt.
- Oui, Amiral La Superbe est prête à reprendre la mer, avitaillement fait.
Répondit Nathan.
-Et La Diligente a retrouvée une mâture neuve, son armement est fait et son avitaillement sera terminé dans une heure.
Affirmât Durant.
- Dans ce cas, voici vos ordres. Vous allez patrouiller dans les parages d’Antigua et St Lucie coté mer des caraïbes. Pendant que je ferai de même avec mon bâtiment La Couronne et la Corvette La Sterne du coté de l’Océan Atlantique. Engagez le combat avec toutes les unités de guerre ou de transport ennemies. Mais n’hésiter pas  refuser l’engagement avec une force supérieur ou plus nombreuse, l’important est de gêner le ravitaillement de la Dominique. Messieurs je vous souhaite bonne chasse, j’ai rédigé vos ordres en ce sens. Commandant Guérin étant le plus ancien en grade cette mission sera sous votre responsabilité, et je ne doute pas Commandant Durant que vous apporterez toutes vos  compétences à votre ex-commandant dans l’exécution de celle-ci.
-Je n’y manquerai pas Amiral.
- Je n’aurai pas pu souhaiter meilleur partenaire pour cette mission, Amiral. Répondit Nathan.
- Je vous donne rendez vous dans un mois ici même.
L’Amiral, les garda à dîner, il leurs présenta le commandant de la Corvette, le lieutenant de Vaisseau, le Chevalier, Louis Marchand, le repas fut pris dans la jovialité, les conversations furent axées sur les mets de la table en début de soirée, elles dérivèrent rapidement sur la capture de la Frégate anglaise par Nathan, puis sur leurs aventures maritimes personnel. Chacun regagna son vaisseau tard dans la nuit.
Le lendemain, les quatre Navires quittaient le port de Fort Royal, à l’étale de haute mer. Ils prirent le cap Sud, sud ouest, et naviguèrent pendant 20 miles, puis La Couronne et La Sterne firent cap Est quart nord est, tandis, que La Superbe et La Diligente, elles  s’éloignaient au Nord quart ouest après avoir viré loft pour loft. L’aspirant des signaux annonça,
-L’Amiral, nous souhaite bonne chasse.


Les deux Frégates naviguaient depuis deux jours, et aucunes autres voiles en vues. La tempête menaçait, et elles allèrent mouiller en baie des Saintes. Le ciel s’assombrit et des trombes d’eau se mirent à tombées, les deux Frégates  ancrées a quelques encablures l’une de l’autre, le Commandant Durant vint en canot voir Nathan pour faire le point. Nathan l’accueilli avec un certain contentement,
-Ah Paul ! Quel plaisir de vous voir. Quel temps n’est ce pas ! J’ai voulu mouiller  ici car, si les anglais décident de sortie a la première accalmie nous ne pourront pas les rater.
-Tout  à fait d’accord avec vous commandant !
-Ah non Paul ! Plus question de grade entre nous, nous sommes du même grade ! Alors appeler moi Nathan.
-Avec plaisir Nathan.
Ils se serrèrent la main avec vigueur comme deux amis.
- Bien asseyez vous Paul, nous allons déjeuner ensemble, ce n’est pas une tempête qui va nous couper l’appétit. Clément apporte nous a manger, et étudions  un peu les cartes.
En fin de journée, Durant regagna son Navire. Nathan appela son second, le lieutenant de vaisseau Lambert,
- Capitaine appelez les officier dans ma cabine.
Au bout de quelques minutes,  les enseignes  Roussel et Simon, ainsi que les aspirants Nicolas Bonnet et Martin, et le major Dubois accompagné du Premier Maître  Mercier entrèrent dans la cabine.
-Messieurs, dès que la tempête va se calmer, nous désirons le Commandant Durant et moi nous remettre sous voile. Les anglais risque de sortirent en convois pensant que nous sommes tous au mouillage. Alors je compte sur vous messieurs, pour les manœuvres et que les ordres soient appliquer rapidement. Le tout bien sur, sans que l’on use inutilement de brutalité.
L’autorité je vous l’ai toujours dit, vas avec le grade et la fonction, mais le respect des hommes vous devrez le gagner par votre comportement et l’exemple.
-Vous pouvez compter sur nous Commandant.
Dit Lambert, tous les autres hochèrent de la tête.
- Bien !  Retourner a vos occupations messieurs. Ah aussi veillez à ce que l’équipage prenne un repas chaud !
- Bien Commandant.
Clément referma la porte de la cabine derrière le capitaine Lambert.
- Et vous, Commandant, vous allez bien prendre un repas chaud ?
Demanda le Maître d’Hôtel.
-Oui, merci Clément, mais Gauthier !  Je voudrai que vous me rasiez.
Une demi-heure plus tard Nathan montait sur la dunette. Lorsque l’Aspirant  Nicolas s’exclama,
- La Diligente signale des voiles a l’avant au Nord quart nord est.
Nathan se tourna vers l’Aspirant.
- Signalez, au combat ! Toutes voiles dehors.
- Commandant, La Diligente se met sous pavillon anglais.
-Très bien, timoniers mettez nous dans l’alignement de sa poupe.
- Bien, Commandant.
- Vous voyez Vincent, grâce à cette petite ruse, on va pouvoir se rapprocher, et quand le Commandant Durant va dévoiler nos couleurs, il sera trop tard pour qu’ils s’échappent ! Bravo ! bien vue.
Lambert observait à la lorgnette les deux bâtiments qui venaient au devant d’eux.
- Ce sont apparemment deux Gabares armés de 10 pièces de huit de chaque coté, Commandant.
- Le Commandant Durant vas engager la première, nous  ont va passer devant l’étrave de la seconde et lui lâcher une bordée, parer a viré Capitaine Lambert, cap au Nord  ouest quart nord !
- Bien, Commandant.
- Lieutenant Roussel mettez en batterie sur Tribord des le changement de cap ! Boulets ramés.
- À vos ordres Commandant.
-Patron, charger les pièces de huit à Mitraille et je veux que vous pointiez vous-même pièce par pièce et balayé moi sont pont.
- A vs ‘ordres Commandant.
L’aspirant Martin annonça au même instant,
-La Diligente ouvre le feu ! Commandant !
Toute la bordée bâbord de La Diligente fondit sur la Gabare,  défonçant sont flanc déchirant ses voiles, décapitant son mât d’artimon, tuant l’équipage dans un déluge de feu, de fer et de fumée.
Nathan dirigea son regard vers l’autre gabare celle-ci était maintenant à portée de tir.
-À nous messieurs, feu !!
La deuxième Gabare, fut à son tour pris dans un ouragan de feu. Ils descendirent leurs couleurs, un officier avec un porte-voix, s’écria dans un français approximatif.
-Ne plus fire, rendre nous.
Les frégates se mirent à couple avec les gabares.
-Monsieur Lambert, envoyez un équipage de prise, ou en est la Diligente ?
- Ses hommes montent en ce moment a bord de leur prise.
- Appeler le médecin.
- Je suis là Commandant.
- Doc, allez sur la prise ils ont besoin de vous là bas, Gauthier allez avec lui.
- Bien Commandant.
- Revenez, me faire un rapport de la situation des que possible, allez-y.
- Capitaine Lambert, le Commandant Durant arrive en canot,  je descends, l’attendre dans ma cabine.
- Bien, Commandant, je m’occupe de tout ici.
-Entendu, mais après notre entrevue il faudra que les prises soit prêtes pour faire voile pour la Guadeloupe !
- On sera prêt Commandant.
Nathan gagna sa  cabine Gauthier l’y retrouva dix minutes plus tard, et lui fit son rapport.
-Les prises contiennent, tabac, sucre de canne, des sacs de biscuits,  rhum, viande en salaison, riz, des épices, ainsi que des espars de rechange et de la toile à voiles, tout ça se vendra bien en Guadeloupe, cela va faire de bonnes parts de prise, Commandant».
- Sans compter les deux gabares ! Gauthier.
Apres avoir effectué quelques réparations sur les prises, la  flottille mis le cap sur la Guadeloupe, ‘la note du boucher’ n’avait pas été trop lourde quatre hommes d’équipage sur La Superbe et trois sur La Diligente, ceux-ci furent immergé après une modeste cérémonie, ou Nathan lu quelques lignes d’un verset de la bible, puis les quatre navires reprirent leur traversée vers la Guadeloupe.
Les deux Frégates entrèrent dans la rade de Pointe à Pitres, avec leurs prises et mouillèrent dans la darse, tandis que les Gabares furent amarrées à quai. Les Commandants Guérin et Durant après avoir assisté au débarquement des prisonniers, allèrent se présenter au palais du Gouverneur. Claude Charles de Marillac Vicomte de Damas Gouverneur de Guadeloupe, les reçus aussitôt avec exaltation, il les mena à une salle de banquet. En entrant, il annonça,
- Voici nos héros ! Messieurs, je vous en prie, prenez place, ce merveilleux festin est en votre honneur.  
Nathan et Paul échangèrent un bref regard, autour d’une grande table de banquet, plusieurs officiers de la marine royale, ainsi que leurs homologues de l’armée de terre, accompagnés de leurs  épouses ou galantes les accueillait sous les applaudissements.
-Allons, allons mesdames messieurs regardé comme nos invités sont contrits par votre ovation, je vous en prie ménager leur modestie ! dit le gouverneur.
Nathan réagit, en prenant la parole.
-Mesdames, Messieurs, nous vous remercions de la manifestation de votre enthousiasme, à notre modeste succès sur l’ennemi.
Le gouverneur fit signe à tout le monde de s’asseoir.
Le dîner se composa de plats exotiques, d’un raffinement et d’une multitude de saveurs que ni  Nathan, ni Paul ne connaissaient. A la fin du dîner les femmes se retirèrent  dans un salon, pendant que les hommes allaient dans un autre, ou ils pourraient discuter de politique, de récits de mer ou des combats terrestres, en sirotant quelques verres de Porto, de Cognac, ou encore de vieux Rhum, en fumant la pipe ou le nouveau cigare. Le Gouverneur fit signe a Nathan et Paul de le suivre, il les fit entrer dans un bureau, leur indiqua deux fauteuils, lui  même s’assis dans un autre fauteuil face à eux.
-Nous seront bien dans ce bureau, nous allons être tranquille. Je dois vous parler de vos nouveaux ordres. J’ai reçu des nouvelles de mon confrère le Gouverneur de Martinique, François Claude Amour du Chariol, marquis de Bouillé, qui me signifie par courrier son accord et celui de l’Amiral, pour que vos Frégates soient mises à ma disposition, J’ai une mission à vous confier.  Messieurs les nouvelles que je vais communiquer devront rester connu que de vous ! Vous ne devrez en parler à personne. D’ici quelques mois un traité de paix, vas être signé avec la Grande Bretagne, ne sachant pas comment vont évoluer les choses, je vous demande d’escorter la Gabare Le St Christophe avec vos deux frégates jusqu'à Brest.
A bord de celle-ci diverses denrées et épices ! Mais surtout huit millions en guinées d’or. Cette Gabare doit impérativement arrivée à Brest ! Je vais rédiger vos ordres, ils vous seront remis demain a l’aube.
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Re: Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Dim 25 Juin - 10:31

Chapitre 3
Retour à Brest


Les trois navires quittèrent la Rade de Guadeloupe et prirent le cap Sud est quart sud, pendant quelques vingt cinq miles avant de viré au cap Est nord est, pour voguer vers l’océan atlantique et la France.
La Diligente ouvrait la route, suivait Le St Christophe, et en dernière position La Superbe.
Au bout de quinze jours de mer la flottille essuya une tempête, celle-ci dura trois jours, à l’aube du troisième jour, le temps se calma, se qui permit de faire un bilan des réparations à faire, les deux Frégates s’en tiraient sans trop de dommages, se qui n’était pas le cas pour la Gabare, grand mât brisé, voiles déchirées, haubans rompus. La décision fut prise de faire relâche aux  Açores au port de la Horta sur l’île de Fayal.
Les trois bâtiments mouillèrent dans la baie du port Espagnol, après avoir fait le salut de vingt et un cous de canon. Dans la soirée, Paul Durant et Nathan Guérin allèrent à terre avec quelques officiers saluer le Teniente Coronel du fort  de la Horta, qui les garda à dîner.
A son retour dans la nuit, sur La superbe Nathan fut averti par le Capitaine Lambert d’un incident à bord entre deux matelots et l’Enseigne Jules Simon, les deux marins ayant été enfermés sous bonne garde, celui-ci pris la décision de régler le problème dans la matinée.
Lorsque Nathan se réveilla le lendemain, au moment ou la cloche sonnait le second quart, une délicieuse odeur de café vint lui flatté les narines, il se sentait de bonne humeur, il s’habilla rapidement et s’assis devant le bol de café chaud que Clément venait de lui servir, il se délecta de cette divine boisson, qui diffusait dans son corps et son esprit une sensation  de bien-être. La sentinelle de garde annonça,
-Le Capitaine ! Commandant.
D’un seul coup Nathan trouva son café amer, il se souvint pourquoi Lambert venait le voir.
-Bien ! Vincent expliquez moi ce qui c’est passé.
-Le lieutenant Simon était chargé de désigner une équipe de corvée pour aller aider Le St Christophe à ses réparations. Parmi cette équipe les matelots Brevetés Benoît et Gaëtan, ceux-ci c’étaient manifestement enivrés au rhum, ils refusèrent  d’obéirent  au lieutenant Simon, il eu beau essayé de les calmer, ils continuèrent à refuser d’obéir  et  quand le lieutenant Simon se décida à appeler la garde, ils le frappèrent.  Ils furent arrêter sur le champ et enchaîner. Le lieutenant Simon voudrait vous parler Commandant, il attend derrière la porte.
-Dite lui d’entrer
Le lieutenant Simon entra, visiblement contrarié de la situation. Nathan le regarda dans les yeux, et lui dit,
-Bien que voulez vous me dire Monsieur Simon ?
-Eh bien commandant je voudrais vous demander de donner une punition de principe a ces deux hommes Commandant, ce sont deux bons matelots breveté et ils ne se sont pas rendu compte vu leur ivresse, de la gravité de leurs gestes.
Nathan  leva la main, se leva et s’écria !
- Ah non il n’en pas question, c’est justement parce qu’ils sont des anciens du navire, que je ne peux pas être clément avec eux !, et aussi par égards pour vous monsieur Simon ! Comment pourriez-vous, vous et les autres officiers de ce vaisseau vous faire obéir, si je ne réagissais pas à de tel manquement à la discipline !
-Mais Commandant…
- Suffit Jules plus un mot ! Sinon je vais finir par croire que votre façon d’excuser ces hommes est de la faiblesse. Vous êtes un bon officier Monsieur Simon, je vous ai souvent observé, les hommes sous vos ordres vous apprécient et il ne faut pas que le respect qu’ils ont pour vous soit perdu à cause de deux ivrognes, même s’ils sont matelots breveté. Ils seront punis ! La discussion est close ! Capitaine Lambert  ils subiront La Bouline !, séance de punition au troisième quart.
Huit heures, le troisième quart à la cloche sonna, les officiers appelèrent les trois cent vingt quatre hommes d’équipages, sur le pont. Une équipe de châtiment désigné parmi les plus anciens matelots de l’équipage, ceux-ci au nombre de trente armé d’un morceau de corde tressée, formèrent deux rangées,  
Aussitôt les deux condamnés furent amenés sur le pont encadrés par des fusiliers, le premier Benoît échappa à ses gardes, dans la foulée il ramassa un boulet, le serra entre ses bras et sauta à l’eau, la mer se referma sur lui. Un moment de stupeur régna sur le pont, les visages se tournèrent vers la dunette ou se tenait le Commandant, Nathan eut envie de tout arrêter, mais il savait que nombreux serait ceux qui verrait là de la faiblesse, il ordonna,
- Poursuivez !
Gaëtan le second supplicié, s’avança et défila entre ses camarades, chacun d’eux lui porta un coup de garcette à son passage, celui ci la mine défaite encaissa  les coups en mordant le morceau cuir calé entre ses dents, seul un gémissement sortait de ses lèvres, au bout de la rangée, le dos et les épaules en sang il vint se mettre a genou devant le lieutenant Simon, le regarda, retira le cuir d’entre ses dents et dit,
- Je suis désolé, Monsieur, j’étais saoul, j’ai honte.
Simon pris le matelot par le bras, et les larmes aux yeux  lui répondit,
- Venez ! Le doc va vous soignez.
Nathan se tourna vers le capitaine Lambert,
- Bien, prenez des nouvelles du St Christophe, et signaler au Commandant Durant que l’on peut appareiller, que La Diligente prenne la tête ! Et si j’entends encore parler de saouleries ou de  Rhum, j’attache  le responsable en haut du grand mât pendant un mois !!
Nathan sentait la bile lui remonté dans la bouche, il n’avait plus qu’une envie ! Se retrouver seul dans sa cabine. Il fit sursauter la sentinelle en grognant.
- Quel gâchis !
Pendant le quatrième quart, la petite flottille appareilla, direction Brest. Le voyage se fit, les six premiers jours sous un ciel couvert, fort vent d’ouest, forte houle. Les équipages étaient constamment sollicités aux manœuvres. Sur les trois vaisseaux  les quarts se faisaient dans des conditions difficiles, ces quatre heures passé sur le pont, épuisaient les hommes, une fois leur service fini, ils descendaient transits de froid, et dégoulinants. Sur le pont de La Superbe les bâbordais, prenaient leur quart. Le lieutenant Roussel s’approcha de son ami Simon.
- Lieutenant Roussel ! Je prends le quart lieutenant !
- Bien lieutenant ! Nous sommes quarante trois degré trois minute Nord et deux degré quarante huit minute Ouest, on jauge treize pieds, on file douze nœuds, cap Nord quart nord est, la barre est à vous lieutenant Roussel !  Et moi je file au chaud mon ami hé hé !
- Le bosco à fait du bouillon de bœuf chaud, Simon.
Nathan monta sur la dunette et se dirigea vers le renard, pour y lire les consignes. Roussel le salua.
-Bonjour, commandant.
-Bonjour, monsieur Roussel.
Nathan s’approcha instinctivement de la lisse, pour scruter l’horizon à l’ouest, quand la vigie cria.
- Voile ! Ouest quart nord ouest
Puis rajouta,
-Une Frégate anglaise de 24 !
-Branle bas de combat Monsieur Roussel !
-Bien ! Commandant.
Deux minutes après le Capitaine Lambert apparu sur la dunette.
-À vos ordres Commandant !
- Qui est aux signaux ?
L’aspirant Martin s’approcha et répondit d’une voix ferme,
-Aspirant Martin Commandant à vos ordres !
-Signalez ! À La Diligente  ‘Le St Christophe sous votre garde, j’engage l’ennemi’ et aussi ‘ Vive le Roi’. Monsieur Lambert changé de cap, Ouest quart nord ouest ! Je vais me changer, puis nous montrerons à cet anglais que nous aussi, on a de bons canonniers !
L’équipage, a ces mots s’exclama.
- Hourra, Hourra ! À bas l’Angleterre.
Gauthier aida Nathan à se changer, une dizaine de minutes plus tard, de retour sur la dunette, Nathan regarda une dernière fois Le St Christophe et La Diligente, qui disparaissaient a l’horizon.
- Nous sommes prêt, Commandant.
- Bien, mettez en batterie sur bâbord, attendez mon ordre pour ouvrir le feu !
Les deux  Frégates se rapprochaient l’une de l’autre. La Frégate anglaise allait défiler sur bâbord.
Les fusiliers, de chaque vaisseau, commencèrent à échanger des tirs, puis les deux navires se croisèrent et ouvrirent le feu. Les  bordées de chaque navire, partirent presque simultanément.
Des boulets vinrent s’écraser contre les coques, dans un nuage de fumée et de lueurs de poudre enflammée, broyant espars, gréements et  hommes sur les ponts. Nathan essayait, dans ce tumulte, de se faire entendre, de communiquer ses ordres. Il vit un boulet fauché un groupe d’hommes, montant à l’assaut du vaisseau ennemi, qui s’était rapproché. Puis après un dernier tir de chaque côté, se fut l’abordage ! Une horde de marins anglais se ruèrent sur le pont de La Superbe. Les sabres s’entrechoquèrent, des coups de feu éclataient de partout, les belligérants glissaient sur le sang qui coulait sur le pont jusqu’aux dalots. Des morts et des mourants jonchaient le pont-batterie. Un boulet explosa la barre, déchiquetant les timoniers, Nathan se retourna pour dire au Capitaine Lambert de descendre, donner l’ordre de manœuvrer au timon, mais celui-ci gisait à genou, un énorme trou dans la poitrine. Un groupe d’hommes avec  à leur tête, le Lieutenant Roussel et l’Aspirant Bonnet se réfugiaient sur le gaillard avant, tandis que Nathan avec à ses coté le Major Dubois le Lieutenant Simon et les Aspirants Martin et Nicolas, ainsi quelques hommes d’équipage, attendaient l’assaut final, le reste de l’équipage se faisait massacré. Nathan se rendit compte, qu’ils allaient être submergé. Lorsqu’une immense ombre recouvrit la dunette, La Diligente remontait la Frégate anglaise par tribord, en  déchaînant un enfer de feu  et de fonte sur le pont de celle-ci ! Des grappins furent lancer et un flot de marin de La Diligente abordèrent la Frégate ennemie, de leur coté les hommes restant de La Superbe lancèrent une contre-attaque, Nathan sabre en main jaillit vers l’ennemi, découvrant le Commandant ennemi devant lui, il lui porta un coup à l’épaule, l’obligeant à lâcher son arme, mais un marin anglais armé d’une hache bondit vers Nathan, lorsqu’un un coup de feu tua le marin,  le Major Dubois le pistolet encore fumant hurla, d’une voix de stentor,
-Ça suffit ! Rendez vous,  baissez  vos armes ! Votre navire est à nous.
Le commandant anglais fit signe a ses hommes de se rendre. Les armes chutèrent sur le pont. Nathan aperçu le Commandant Durant venir vers lui, et lui lança en riant,
-Ha ha ha ha ! Paul ! Espèce de fou, qu’est ce qui vous à pris de faire demi tour mon ami.
-J’ai trouvé une corvette de chez nous pour materner Le St Christophe, alors j’ai décidé de venir vous aider.
- Bien vous en a pris mon ami, sans vous nous serions tous en route pour les abysses.
- Oui je me suis douté que  vous ne vous rendriez pas ! Alors je suis venu !
Durant vit le  regard de Nathan qui observait les ponts des trois vaisseaux d’où on enlevait les corps, et les blessés. Sur les deux Frégates déjà, s’échappaient par les clair-voies les cris et gémissements des hommes que l’on amputait ou recousait, Nathan vit l’Enseigne Roussel qui remontait sur le pont.
-Alors ! Lieutenant, ou en est ‘on ?
-La note est lourde Commandant, quatre vingt cinq morts et quinze blessés dont cinq qui ne passeront pas la nuit.
Nathan se retourna regarder l’horizon pour ne pas montrer l’accablement et la fatigue, que ce bilan lui faisait ressentir. Puis il s’adressa à Paul qui s’éloignait pour regagner son navire.
- Vous, vous chargez de la prise ?  Lambert est mort et votre second mérite bien d’en prendre le commandement après la charge héroïque qu’il mené sur le pont de ce deux pont, cela donnera un coup de pouce à son avancement.
-Je, vous remercie de ce geste, je peux  vous assurez qu’il vous en sera reconnaissant.
Répondit  Paul en traversant le pont de la prise.
L’entrée des trois vaisseaux dans la Rade  de Brest, se fit sous les vivats des soldats du  fort de la pointe de Portzic et des brestois. Les deux Frégates et le deux-pont mouillèrent dans le port de Brest face au St Christophe amarré à quai. Nathan et Paul gagnèrent le quai avec leurs canots, ils prirent une calèche ensemble pour aller au Château, rencontrer le Lieutenant-général des armées navales, Charles Claude Andrault, marquis de Langeron, Gouverneur de Brest.
Un majordome  les installa dans un salon.
-Sa seigneurie vous demande de bien vouloir patienter  quelques instants dans ce salon, le temps de se libérer de son précédent rendez-vous.
Au bout d’une quinzaine de minutes, le gouverneur Charles Claude Andrault vint les accueillir.
- Entrez, Messieurs, entrez ! Asseyez-vous... Eh bien  vous pouvez dire que vous avez remonté le moral des Brestois ! Plusieurs manifestations sont prévues pour fêter votre victoire sur cet anglais. Bon ! En faite messieurs ! Veuillez vous lever ! En tant que représentant du Roi et Lieutenant-général des armées navales ! Capitaine de Frégate Durant, Baron de Kaër, je  vous élève au grade de Capitaine de Vaisseau, et vous nomme Commandant du deux-ponts de 64 Le Vaillant  et vous Capitaine de Frégate Guérin, comte de Renan, je vous élève au grade de Capitaine de Vaisseau, et vous nomme Commandant du vaisseau de 74 Le Léviathan, Félicitation Messieurs, vous pouvez vous rasseoir, de plus j’ai plaisir à vous remettre à chacun de vous, une épée d’honneur offerte par la chambre de commerce de Brest, propriétaire du St Christophe. Voici ! Excusez-moi,  mais je dois vous quitter j’ai  une coure martiale à présider.
Nathan et Paul remercièrent le gouverneur, puis prirent congé.
(A suivre...)
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Re: Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Dim 25 Juin - 10:56

Chapitre 4
Le Traité de Versailles

La paix, signée depuis le trois septembre 1783 à Versailles, avait déjà sept mois. Le Léviathan, venait de mouillé dans la rade du port de Brest la veille au soir, au coté du Vaillant arrivé trois jours plutôt. Nathan de mission aux Antilles, n’avait pas revu Paul de puis plusieurs mois. En ce matin du quatre avril 1784, tout deux étaient assis dans les fauteuils au coin de la cheminée, dans le salon du gouverneur Charles Claude Andrault, attendant que celui-ci puisse les recevoir.
- Alors, Nathan vous voici revenu de vos chères Antilles.
-Eh oui ! Paul, et vous comment ça c’est passé aux indes.
-Très belle région, très enrichissante, mais content de revoir notre bonne vieille Bretagne.
La porte du bureau du gouverneur s’ouvrit, un majordome leur fit signe d’entrer. Le lieutenant-général les attendait debout devant la grande fenêtre de son bureau, observant la rade sous la neige en ce mois d’avril. Ce retournant vers ces deux visiteurs, il leur tendit la main.
- Ah messieurs ! Quel plaisir de vous voir, et j’en profite pour vous dire combien vos compétences et votre habilité à accomplir vos missions on été apprécié par ça Majesté ! En récompense le Roi m’a chargé de vous faire tous deux Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, permettez moi de vous féliciter.
Il vint leurs épingler à chacun, une médaille et leurs donna l’accolade. Il leurs fit signe de s’asseoir.
-Bien messieurs, comme vous le savez nous voici en paix ! De par ce faite, le commerce reprenant ces droits, le Roi a décidé d’ouvrir des comptoirs dans le port suédois de Göteborg. En contre partie nous allons céder à la Suède, l’île de St Barthélémy la signature de l’accord sera effective à la date du premier juillet de cette année. Votre mission, messieurs vas être d’escorter le Götheborg II, trois Mât de sa majesté le Roi de suède, qui transportera le  Gouverneur Gunnar von Karlsson représentant de sa Majesté Gustav III et ses deux régiments de fusiliers royaux. Vous devrez faciliter la passation de pouvoir entre Karlsson et notre représentant,  l’Administrateur de l’île  Constantin Mirepoix, et rembarquer nos fusiliers marins. Commandant Durant vous allez appareiller ce soir avec la marée, destination St Barthélémy, je vous y envoie en avant-garde. Vous Commandant Guérin, vous devrez attendre l’arrivée du Götheborg II, sur lequel monsieur Karlsson doit embarquer, pour appareiller. En attendant ce soir vous êtes invités, à la soirée de bal du marquis Pierre Marie Marc de Kersauson, à son Hôtel rue du Château, je vous présenterai au futur Gouverneur Gunnar von Karlsson. Eh bien à ce soir messieurs.
Paul et Nathan à la sortie de leur entrevue avec le lieutenant-Général prirent un fiacre pour allez au “ Salon de la Marine Royale” l’hôtel des officiers de marine, tenue par la veuve de l’Amiral Faubert. Nathan et Paul  firent quelques parties de Lansquenet et de Brelan avant de s’attabler pour partager des Pigeonneaux à la Julienne de légumes et Oignons blancs, arrosé d’un rouge d’Irancy. L’après midi Nathan s’installa dans un fauteuil pour lire La Gazette de France en dégustant un cognac, pendant que Paul engageai une longue conversation avec la délicieuse veuve Faubert. Dix huit heures sonna à la pendule du salon, Nathan se leva et rejoignit son ami.
- je suis désolé, délicieuse amie, mais je suis obliger de vous enlever Paul, nous devons aller nous changer, pour la soirée du Lieutenant-Général.
- Oh quel dommage, nous étions si bien, là n’est ce pas Paul ? Je vous reverrai peut être plus tard, je me couche très tard mon ami.
Durant rosi en bafouillant,
- Heu, Hein… Ah oui ! Oui bien sur je passerai vous saluer dans la soirée.
Nathan monta l’escalier qui menait à leur chambre, en pouffant de rire. Quelques heures plus tard tout deux, redescendirent vêtu d’une redingote de velours bleu profond à deux revers, brodé de  passementeries dorées, et orné de deux épaulettes dorées, sur une chemise, un gilet et une culotte blanche, chaussé de bottes de cuir noire. Une épée de cérémonie à la ceinture. Ils enfilèrent deux  gros manteaux de marine et leurs bicornes, puis sortir de l’hôtel. Une calèche les mena jusqu’à l’Hôtel Kersauson. A l’entrée un valet pris leurs manteaux et bicornes, un majordome les annonça.
- Le Comte de Renan Capitaine de vaisseau de sa Majesté et le Baron de Kaër Capitaine de vaisseau de sa Majesté.
Le Marquis Pierre Marie Marc de Kersauson, accompagné du Lieutenant-Général Charles Claude Andrault, ainsi que du baron et futur Gouverneur Gunnar von Karlsson, les accueillirent.
- soyez les bienvenues dans ma demeure.
- Enchanté de faire votre connaissance monsieur le Marquis de Kersauson, et tous mes hommages au Baron Gunnar von Karlsson, monsieur le Lieutenant-Général.
Les cinq hommes se dirigèrent vers le buffet, ou des valets leurs servirent des coupes de champagne. Karlsson s’approcha de Nathan.
- Eh bien Commandant, je me suis laissé dire que vous étiez un habitué de la mer des Antilles ?
- Oui, monsieur le Baron… oh pardon monsieur le Gouverneur.
- Non, non ne vous excusez pas je ne suis pas encore Gouverneur, Baron von Karlsson ça me vas très bien, mon cher Comte, mais ce soir nous sommes là pour nous détendre. Mon navire arrive demain soir, alors profitons ‘en. Ah je vois ma fille Joahna venir vers nous.
Nathan vit une superbe brune, aux formes parfaites, que mettait en valeur une magnifique robe de soie verte, et un visage aux traits délicats et au sourire ravageur. Son pouls s’accéléra, fixant la jeune femme, il ne comprit pas se que lui disait le père de celle-ci, soudain sortant de sa brève torpeur, il se rendit compte qu’elle lui parlait.
- Mon père a raison, allons danser, a moins que cela vous ennui ?
- Oh Heu…! Mais avec plaisir mademoiselle, qui refuserait de danser avec une jeune femme aussi belle que vous.
Devinant son trouble elle rit et le pris par le bras pour se diriger vers la piste de danse. Ils se lancèrent sur la piste, se dévorant mutuellement des yeux, ils dansèrent ensemble jusqu’à tard dans la soirée. Les voyant ainsi, le Baron Karlsson et le Lieutenant-Général tombèrent d’accord pour dire  qu’ils allaient bien ensemble et ils s’éloignèrent pour les laissé profiter de ce moment d’insouciance et de plénitude.
De son coté Paul, voyant son ami envoûté par sa ravissante partenaire, il s’éclipsa de la soirée pour aller souhaiter la bonne nuit à la jeune veuve  Faubert. Vers une heure du matin, Joahna alla saluer son père et ses invités et prétexta être fatiguer pour se retirer, Nathan en fit de même, mais une fois dans le hall, a la faveur de la foule, il suivi une jeune servante qui le mena à la chambre de Joahna. Celle-ci déjà nue se jeta dans ses bras, ils basculèrent sur le lit et firent l’amour sans aucune retenue. Vers six heures du matin, le tic tac de la pendule sur la cheminée de la chambre réveilla Nathan, à coté de lui le corps nu et chaud de Joahna, l’attirai mais il se força à se lever et se vêtit. Joahna adorablement impudique, se leva nue pour aller chercher  la servante, qui après, un dernier baiser échanger entre les amoureux, guida Nathan par un escalier de service, jusqu’à la sortie des domestiques a l’arrière de l’Hôtel Kersauson.
Une fois dans la rue, Nathan pris une calèche, le temps était couvert mais il ne neigeait plus, Paul allait pouvoir appareiller dans la matinée avec la marée, il fallait donc qu’il se dépêche s’il voulait le voir.
- A l’Hôtel Faubert et vite cocher !
- Oui, c’est parti !
Dit le cocher en faisant claquer le fouet au-dessus de ses chevaux.  Lorsque Nathan pénétra dans la salle commune, Paul y prenait un copieux petit déjeuner.
- Alors vous avez pu border la jolie madame Faubert dans son lit Paul ?
Dit Nathan en souriant.
- Oh mais, je crois que de votre coté, vous, n’avez pas du trop vous  ennuyer avec la belle Joahna von Karlsson.
Nathan et Paul éclatèrent de rire, puis Paul reprenant son sérieux se leva et annonça.
- Bon il faut que je regagne le Vaillant, je dois appareiller ce matin, mon cher Nathan nous, nous reverrons aux Antilles.
Ils se vêtirent de leurs chauds manteaux de marine, et prirent un fiacre jusqu’au port ou un canot attendait Paul, pour le mener à son navire, après une chaleureuse accolade les deux amis prirent congé, Nathan marcha jusqu’au bout du quai ou il regarda le vaillant  lever l’ancre, tout en réfléchissant à son avenir avec la belle Joahna.
-  je suis amoureux !  Dit’ il  de vive voix.


L’Avitaillement du Götheborg II après, son arrivé à Brest, prit deux jours, pendant lesquelles Nathan pu se libérer pour quelques heures de promenade avec la délicieuse Joahna. Le 7 avril 1784 le baron von Karlsson et sa fille embarquèrent sur le Götheborg II, il appareilla aussitôt et pris le cap à la suite du Léviathan. Nathan observait la dunette du vaisseau Suédois, il avait pu y voir Joahna lui faire un signe de la main, sous le regard amusé de son père qui salua lui aussi Nathan de la main. Les  deux vaisseaux cinglaient vers le Sud ouest quart ouest à une allure de six nœuds. Le voyage dura huit jours et huit heures jusqu’aux Açores, le troisième quart sonnait à la cloche. La vigie annonça.
- Vaisseaux anglais dans la baie, au mouillage de la Horta.
Nathan porta sa lorgnette a sa vue, pour observer ces navires. Une Frégate de 24 et une corvette étaient ancrées dans la baie. Le Léviathan et le Götheborg II entrèrent dans la baie tirant le salut de vingt et un coups de canons. Une chaloupe fut mise a l’eau par le navire Suédois, Joahna et son père montèrent à bord, de son coté Nathan pris avec le lieutenant Simon son canot mener par Gauthier, les deux embarcations rejoignirent la jetée du port de la Horta. Une fois à terre le petit groupe fut reçu par le Teniente Coronel Olivarez, qui se trouvait en compagnie de quatre officiers anglais. Celui-ci fit les présentations, il s’adressa à eux aussi bien en français, qu’en anglais, malgré un petit accent.
- Chère demoiselle et messieurs veuillez me suivre, allons nous mettre au chaud, j’ai demandé à mes serviteurs de nous servirent du thé et du chocolat, pour satisfaire les goûts de chacun.
- Gentlemen please follow me, let's get warm, I asked my servants to we served tea and chocolate, to satisfy the tastes of everyone.
Joahna enroula son bras autour de celui de Nathan.
- Je vous confie ma fille, Nathan. Lui dit le baron von Karlsson en souriant.
- Je vous jure de veiller sur elle. Répondit Nathan.
Le plus âgé des officiers anglais leur demanda.
- Le voyage ne fut pas trop mouvementé ? Vous êtes en partance  pour les Antilles ! Le ciel va nous être plus clément dans la prochaine partie de notre voyage.
- Vous êtes bien renseigné cher ami. Vous allez vous-même sous ces latitudes ? dit le Baron von Karlsson.
- Oui, nous allons à Antigua.
- Vous y allez avec des troupes ? J’ai remarqué que votre corvette était armée en flûte ? dit Nathan.
- Oui quelques problèmes de rébellion d’esclaves.
Nathan et Von Karlsson n’en crurent pas un mot, mais continuèrent à deviser avec les autres convives. Joahna s’approcha de Nathan.
- Nathan, si on allait marcher un peu sur les remparts du port, ils sont ensoleillés, et puis tu m’enlaceras si j’ai trop froid. Dit ‘elle en lui donnant un baiser. Après le déjeuner, le baron von Karlsson, demanda à parler à Nathan.
- je vais être franc avec vous mon ami, êtes vous vraiment amoureux de Joahna ? C’est ma seul fille, alors je n’aimerai pas qu’elle souffre.
- Oui, Baron j’aime votre fille et je veux l’épouser,
- très bien cher Nathan vous avez ma bénédiction.
- Mais nous devrons attendre que cette affaire soit finie pour envisager l’avenir, elle est d’accord je lui en ai parlé âpres lui avoir fait ma demande en mariage.
- Très bien, nous ferons donc ce mariage, après ma prise de fonction.
Joahna, les rejoignit, elle demanda.
- De quoi parlez-vous ?
- De vos noces ma chérie.
- Oh papa, je t’adore, mais Nathan t’as expliqué qu’il devait en avertir le gouverneur de Guadeloupe.
- Oui, oui il me l’a dit.  Soyez heureux mes enfants.

Le lendemain matin le Léviathan et le Götheborg II firent voile vers la Guadeloupe. Onze jours plus tard les deux vaisseaux voguaient sous un ciel  bleu et un soleil brûlant, heureusement les alizés leurs étaient favorables. La vigie averti le pont.
- Voile au Sud ouest quart sud, le Vaillant.
- Capitaine Roussel on  vat se mettre à la cape, signalez au Götheborg II.
- Bien, Commandant.
- Je descends Yves, accompagné le Commandant Durant à ma cabine. Envoyez le lieutenant Bonnet avec la chaloupe, chercher le Baron von Karlsson.  
- A vos ordres Commandant.
Un quart d’heure plus tard les trois hommes se trouvaient, dans la cabine du Léviathan.
Le Baron von Karlsson salua Paul, et lui appris le projet de mariage, entre Joahna et Nathan.
Mais, malgré cette joyeuse nouvelle, ils virent que le visage de Paul était marqué par l’anxiété.
- Messieurs, j’ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer, l’île est aux mains des hommes de  l’Administrateur de l’île  Constantin Mirepoix, lorsque je me suis présenté à l’entrée du port, j’ai été accueilli à boulets  rouges, je n’ai pas eu d’autre choix, que de repartir au large. Mais il y a pire, les hommes de  Constantin Mirepoix, depuis plusieurs mois pratiquent la piraterie, ils attaquent les navires de ravitaillement, Claude Charles de Marillac Vicomte de Damas Gouverneur de Guadeloupe à reçu plusieurs plaintes du Gouverneur Anglais d’Antigua, ainsi que des Gouverneurs,  Espagnol, Danois et Hollandais. Apres enquête il s’est avéré que les deux Bricks armés en corvettes se réfugiaient à St Barthélémy après leurs forfaits. Il va nous falloir agirent vite, car le Gouverneur Claude Charles de Marillac, a recueilli des informations comme quoi, Antigua rassemble des troupes et des vaisseaux pour intervenir a St Barthélémy, puisque la France ne fait rien pour régler cette situation. Du même coup ils règlent le problème de piraterie et cette remise de l’île aux Suédois qui les contrarie.
Nathan après quelques minutes de réflexion, pris la parole.
- Bien Messieurs étant l’officier le plus ancien et responsable de cette mission, voici ce que je décide. Baron von Karlsson je vous demande de bien vouloir rejoindre la Guadeloupe, en attendant que je règle ce problème et d’accepter d’avertir le Gouverneur  Claude Charles de Marillac, Paul, vous, vous allez porter un message commandant du 46ième Régiment Royal « La Marine », pour venir nous renforcer. Rendez vous dans cinq jours à l’île de la Frégate, nous lancerons l’assaut dans la soirée.
- Mon cher Nathan et vous Paul, faites attention à vous et soyez certain que j’appuierai votre décision auprès du gouverneur Claude Charles de Marillac. Dit le baron von Karlsson.
- je serai au rendez vous, a dans cinq jours au matin, Nathan.  Lui dit Paul.
Clément apparut  portant  un plateau avec trois verres et une bouteille de porto.
- Allez trinquons à la réussite de cette entreprise, et à Sa Majesté le roi Gustave III de Suède et à sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI. Embrasser pour moi votre fille Baron ! Dite lui combien je l’aime.

Journal de bord du Léviathan
Dimanche 2 mai 1784
Appareillage à deux heures du matin, pendant le premier quart, nous avons mis le cap vers l’île de la Frégate pour nous rendre au rendez vous.
Sur le lieu du rendez vous à cinq heures, le 64 Vaillant, la Corvette la Pétrel nous attendaient avec deux Gabares, à leurs  bords neuf cent hommes du 46 ième régiment Royal « La Marine ». Apres une dernière réunion, nous avons repris la mer, pour St Barthélémy. Le plan est de débarquer sur l’île, dans la baie de St Jean et d’attaquer Carénage par terre pendant que le Léviathan le Vaillant et la Pétrel attaque la rade de Carénage.
Bataille de. Carénage.
Réussite de la mission reprise de la ville et du port.
Après avoir fait toutes mes dispositions pour le combat, j’ai  donné l’ordre d’entrer dans la rade. Nos trois vaisseaux ont mouillés dans la rade, Le combat a duré pendant 1 heure et demie nous avons tiré dans ce combat 260 coups de canon, 140 coups de pierriers et le 46ieme à tiré 1 280 coups de fusil et d’espingole.
Les opérations à terre mené par le  46ième  régiment Royal La Marine, on demandé un déplacement de deux kilomètres. L’attaque par terre a été simultanée avec celle par mer.
État des tués dans le combat – Joseph Motay, fusilier de marine ; – Pierre Colin, fusilier de marine – Léon Metreau, fusilier de marine – Jean-Baptiste Careau, – fusilier de marine Pierre Leneau, fusilier de marine – Jean Laroche fusilier de marine; – Mathieu Bruneau fusilier de marine – André Chain, fusilier de marine – Jean Dumeau, mousse ; sur le passavant ; – Jean Bernard, mousse ; à la batterie.
Blessés. – M. de Latouche, Lieutenant des fusiliers Une balle au bras, forte contusion ; – M. Duquesne, Lieutenant des fusiliers. Deux forts éclats, deux fortes contusions ; – M. de Villemarais, officier sur le Vaillant ; sur le gaillard d’arrière. La cuisse cassée par une balle de mitraille ; – M. de Chadirac, officier auxiliaire de la Corvette La Pétrel,  La main droite emportée par un tir de mousquet. – Jean Diroin, second maître ; sur le gaillard d’avant. Les deux cuisses percées par une mitraille très fine et le bras gauche emporté par un boulet ; – Joseph Luccas, maître voilier ; sur le gaillard d’arrière. Une forte contusion à la fesse par un boulet ; – Jean Carthaux, second maître ; sur le gaillard d’avant. Une forte contusion; Jean Cantin, matelot ; sur le gaillard d’arrière. Une balle de mitraille dans la poitrine.
 
Signé : Capitaine de vaisseau Nathan Guérin,  Comte de Renan.
Nathan et Paul attendaient que le Gouverneur Claude Charles de Marillac Vicomte de Damas, ait fini de lire. Celui-ci leva son regard sur Nathan et Paul.
- Messieurs vous pouvez dire que vous avez pris de gros risques, mais sachez que j’approuverai vos actions devant le roi et le Ministre, contrôleur général Charles Alexandre de Calonne. J’ai d’ailleurs envoyé des courriers par la Corvette pétrel, à l’attention des secrétaires, le Comte de Vergennes aux affaires étrangères, au Marquis de Ségur à la guerre et au Marquis de Castries à la marine. De plus j’ai intégré vos deux vaisseaux à l’escadre des Antilles. Enfin mon cher Guérin j’ai l’immense plaisir de vous nommer au grade de Contre-amiral, félicitation ! Vous voici à la tête d’une escadre de  six vaisseaux. Vous garderez le Léviathan 74 comme Vaisseau amiral avec le Capitaine de Vaisseau Durant comme Commandant. Le Vaillant 64 avec le capitaine de frégate Roussel Yves, la Frégate Superbe du Capitaine de Frégate Simon Jules, la Frégate Diligente du Capitaine de Frégate Bonnet David ainsi que les corvettes des Lieutenants de Vaisseaux, Martin Jacques, Nicolas Roger, Monsieur de Villemarais. Je dois enfin vous dire que l’Administrateur  Constantin Mirepoix à été pendu ce matin et que Monsieur le Baron Von Karlsson a prit possession de l’île de St Barthélémy. Mon cher Nathan je crois que vous avez rendez vous avec une charmante personne je ne vous retiendrai donc pas plus longtemps, nous, nous retrouverons tous demain midi à l’église. Je vous laisse messieurs.
- A demain, votre seigneurie. Dirent-ils.
Une fois sortie du palais du Gouverneur, Paul et Nathan se séparèrent après s’être congratulés.
Nathan rejoignit aussitôt Joahna et son père.
Le lendemain midi sur le parvis de l’église étaient rassemblée une foule compacte, parmi celle-ci se trouvait plusieurs officiers de marine, ainsi que des hommes d’équipages. Nathan  en grand uniforme de Contre Amiral attendait devant l’autel, il vit entré Joahna au bras de son père, une bouffée de bonheur le saisie, il ne voyait plus que la merveilleuse jeune femme qui s’avançait vers lui, la suite de la cérémonie se déroula dans la liesse, et les deux mariés une fois leurs vœux prononcés, s’engouffrèrent dans le carrosse que tiraient un attelage de chevaux blancs, pour rejoindre le palais du Gouverneur, pour le repas de mariage, donné en leur honneur. Nathan embrassa langoureusement Joahna, tout en se disant, qu’a l’âge de trente huit ans,  que pouvait il lui arriver de mieux que d’épouser et de vivre  sous le ciel des Antilles avec une femme aussi admirable.


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Re: Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Lun 10 Juil - 9:50

Chapitre 5
Le Premier Consul
Le Comte et la Comtesse de Renan revenaient d’une balade à cheval, ils traversaient tranquillement Gustavia et se dirigeaient vers leur grande maison sur la colline à la sortie de la ville. Joahna quémanda un baisé à Nathan et lui dit.
- Mon chéri je vais profiter de cette merveilleuse journée dans mon jardin exotique avec notre fils à tout à l’heure.
- Très bien, mon ange, moi je vais aller voir ton père.
Nathan remonta à cheval et pris la direction du palais du Gouverneur. Depuis 1785, Nathan vivait sous le ciel des Antilles avec sa femme et son fils. Les événements en France, la mort du Roi et les persécutions qui suivirent avait obligé le Contre Amiral Guérin et sa famille à se réfugier à St Barthélémy, chez son beau père, Gouverneur de l’île. Il y coulait des jours paisibles, peut être un peu trop à son goût. Dès 1786 Le Baron von Karlsson l’avait chargé de s’occuper de la flottille de l’île. En 1800, sa fille avait onze ans et son fils avait maintenant quinze ans, et il l’accompagnait à chaque sortie en mer. Nathan  prodiguait à Jean la formation d’officier de marine, celui-ci y trouvait plaisir et était ravi de partager ces moments avec son père. Leurs traversées jusqu'à Puerto-Rico, à bord des grosses flûtes armées, emmenaient Nathan dans ses souvenirs de La Superbe. Ce matin de juillet 1802, Nathan, Joahna et son fils Jean déjeunait tranquillement sur leur terrasse, lorsque le carrosse de son beau-père s’arrêta dans l’allée, celui-ci en descendit avec deux lieutenant-Généraux français.
Nathan les accueillit avec une certaine réserve.
- Messieurs bonjour, que puis-je pour vous.
-pourrions nous vous parlez en privé Amiral.
- Oh il y a bien longtemps que l’on ne m’a plus appelé comme ça messieurs, mais sachez que je n’ai rien à cacher à ma famille si l’entretien que vous me demandez me concerne.
- très bien Amiral ! Nous sommes mandatés par le premier Consul Bonaparte, celui-ci nous charge de vous remettre ces deux plis et d’attendre la réponse, vous pourrez nous la faire parvenir a votre convenance.
- très bien, messieurs je vais prendre connaissance de ces plis, mais en attendant je vous pris de bien vouloir vous considérez comme mes invités, mon maître d’Hôtel vas vous installer.
- nous acceptons avec plaisir Amiral. Dirent-ils en le saluant militairement.
Une fois les deux officiers partis, Nathan lut les deux lettres avec les siens.


Ministère de la Marine et des Colonies

L’Amiral Nathan Guérin Comte de Renan,
Par ordre du 1er Consul Napoléon Bonaparte, est amnistié de toutes accusations ou autres griefs le concernant et est élevé au grade de Vice-amiral, ce grade sera effectif dès remise de ce plis à la personne sus nommé,
Je vous prie de croire Amiral Guérin, Comte de Renan en mes plus sincères salutations.

Ministre de la Marine et des Colonies
Denis Decrès.
Fait à Paris le 20 Mai 1802.

L’autre pli était une lettre du 1er Consul lui-même.


Napoléon Bonaparte 1er Consul à Vie.

Mon cher Comte de Renan, je me permets de vous envoyez deux émissaires, pour vous portez ces plis, je vous demande d’accepter votre réintégration dans les fonctions de Vice-amiral.
La patrie à besoin de vous, j’ai besoin de vous, dite moi ce qu’il vous faut et vous l’aurez.
Je vous nomme à la tête d’une flottille de quatre frégates de 24, avec destination de patrouille la région de la Guadeloupe jusqu’au  Iles Vierges, vous aurez carte Blanche pour annihilé les convois de ravitaillement Anglais. Je vous donne plein pouvoir pour engager et enrôler toutes les personnes qui seront nécessaire à l’exécution de cette mission, dans l’espoir d’une réponse positive je vous demande de prendre contact avec Monsieur Jean-Auguste Ernouf, je me permets de vous souhaitez, à vous, mes très sincères amitiés, ainsi qu’à votre beau père, le Gouverneur de St Barthélémy, Monsieur le Baron Von Karlson, ainsi qu’a votre épouse, à votre fille et votre fils. Celui-ci, est nommé au grade d’enseigne de 1er  classe et aide camp vous étant rattaché.
 
La Malmaison, le 19 Mai 1802.
Napoléon Bonaparte  1er Consul à vie des Français.


Apres lecture des deux lettres, Nathan regarda Joahna et son père, après quelques instants de réflexions, Joahna lui dit.
- Nathan chéri, je sais combien tu as souffert toutes ces années d’avoir du renoncer à  la marine. Non ! ne dit rien je sais que tu m’aime plus que tout, mon chéri, mais je sais aussi qu’une partie de toi est resté sur le pont de ton Léviathan. Tu m’as comblé de ton amour, tu as été attentionné,  tu m’as donné deux beaux enfants, alors je t’en pris mon chéri pense un peu à toi, accepte je sais que en meurs d’envie, mais surtout fait attention à toi.  
Nathan pris Joahna dans ses bras, l’embrassa et se retournant vers son beau père, lui dit.
- Vous avez une fille formidable cher Gunnar.
-  Mon cher Nathan, vous êtes un homme bon et un homme d’honneur, je sais que devant le devoir vous allez répondre présent et que Jean vas partir avec vous, prenez soin de vous.
- Et bien mon cher fils, il ne nous reste plus qu’a faire nos bagages.
- Oui père…. Heu Oui Amiral devrai je dire. Dit jean en souriant.
- je sais, ça va être dure au début mon cher fils.
Nathan se dirigea vers la maison pour avertir les émissaires  de sa décision.


Le 24 juillet 1802 le Vice Amiral Nathan Guérin assis dans son fauteuil dans la salle de réunion de la frégate La Forte appela Jean, son aide de camp.
- Lieutenant veuillez faire entrer nos invités.
- bien Amiral !
Jean ouvrit la porte de la salle, pour y faire entrer les trois Capitaine de Vaisseaux, Paul Durant Commandant de L’Espérée,  Louis Marchand Commandant de la Vengeance, et Yves Roussel Commandant de la Désirée, ainsi que jules Simon Capitaine de pavillon de l’Amiral. Clément et Gauthier, le maître d’Hôtel et le Patron de canot de l’amiral leurs servirent à chacun un verre de vin. Et leurs avancèrent des sièges.
- Bonjour messieurs, sommes nous prêt ?
Paul  le plus ancien et ami de l’Amiral, répondit le premier.
- L’Espérée est prête Amiral, avitaillement et armement fait.
- De même pour nous Amiral. Dirent les deux autres.
- Bien, messieurs nous allons patrouillés en duo, mais avec un écart d’un mile entre chaque duo. Nous devons traquer les convois et le groupe qui les trouvent les rabats sur l’autre duo pour les neutraliser. Bien messieurs, nous allons profiter d’un bon repas ce soir et  demain sus aux anglais !
Le  lendemain à l’aube, les quatre Frégates quittèrent la baie de Pointe-à-Pitre. La petite escadre de Frégate, mis le cap sur les îles des  saintes. Une averse tropicale accompagna leur passage du canal des Saintes. La flottille remonta la cote ouest de Basse-Terre, en direction de Montserrat, la Forte et l’Espérée mirent le cap au Nord quart Nord ouest, tandis que la Vengeance et la Désirée, se laissèrent dériver  au cap Nord, nord ouest, avec un mile d’écart.  Au troisième jour de mer et de patrouille, nul convois n’avait été aperçu, Nathan fit hisser le signal de ralliement et fit tirer trois coups de canon, pour avertir la Vengeance et la Désirée. Une fois la flottille reformée, Nathan prit la décision de prendre le cap pour rejoindre l’île de la Désirade, la flottille jeta l’ancre à la Pointe du Colibri. En ce soir du cinquième jour Nathan, invita ses Commandants à dîner.
- Messieurs, je profite de ce délicieux dîner, pour vous consulter, sur la situation, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve assez bizarre cette pénurie de convois anglais. Non ?
- C’est à se demander si les britanniques ne seraient pas au courant de la présence de notre Flottille. Répondit Paul.
- Vous savez, parmi tous ces pêcheurs de thon, que nous avons croisé, il doit bien en avoir un ou deux qui renseigne la  Royal Navy. Renchérit Louis Marchand.
- En tout cas, ils ne vont pas pouvoir rester éternellement dans leurs ports, il va bien falloir qu’ils viennent a portée de nos canons tôt ou tard. S’esclaffa Roussel, que le Château Margaux de l’Amiral mettait en joie.
Nathan tourna son regard vers Jules Simon, son capitaine de Pavillon. Celui-ci  s’essuya les lèvres avec sa serviette comme pour se donner le temps de réfléchir  à ce qu’il allait dire.
- Amiral, quoi qu’il en soit il va bien nous falloir, nous rapprocher des îles anglaises pour nous rendre compte.
- Bon mes chers compagnons c’est décidé demain a l’aube, nous ferons voiles cap Nord-ouest vers
Les environs d’Antigua, voir ce que nous prépare ces Messieurs les anglais.

Le lendemain à l’aube les quatre Frégates, sous un soleil rasant, colorant les vagues de reflets dorés, filaient toutes voiles vers la passe entre Montserrat et Antigua. Les vigies avaient été doublé sur chaque navire et il leurs  fallait redoubler d’attention sous cette brillante lueur matinale.
Tout à coup, on entendit les vigies des deux vaisseaux de tête criées.
- Voiles au Nord est !
- Ah je crois que la chance nous sourit enfin, Amiral. Ce doit être un convoi qui quitte Antigua. Dit le commandant Simon.
- la Vengeance signale deux voiles au Sud ouest Amiral. Dit l’aspirant chargé des signaux.
Nathan se tourna vers son capitaine et lui répondit.
- Eh bien mon cher Jules, moi je crois plutôt que les anglais nous ont préparés un joli traquenard et comme des gros balourds, nous nous sommes précipiter dedans.
- Aspirants signalez branle-bas de combat général sus au Nord est. Demande précisions pour Sud ouest. Vite envoyez !
- Oui Amiral !
- Amiral, notre vigie annonce deux vaisseaux de 64. Lui chuchota Gauthier tout en lui ceignant son sabre à la taille.
- Ils sont armés de pièces de dix huit livres. Répondit Nathan, le regard vers les voiles adverses.
Un enseigne de vaisseau s’approcha un peu tremblant.
- Amiral la Vengeance annonce une cor… une corvette et… et  deux frégates de… de 12.
- Du calme, lieutenant l calmez vous l’équipage  vous regarde, reprenez vous mon garçon !!
- Oui, pardon Amiral.
- Bon, messieurs voici une bien belle journée pour se couvrir de gloire ! dit Nathan d’une forte voix pour être entendu de tous…… ou pour mourir chuchotât ‘il.
(A suivre...)
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Re: Roman de Robic de Kergueguen

Message par Robic le Ven 22 Sep - 23:38

Chapitre 6
Une victoire amère

- Amiral, signal, des autres frégates,  parés ! Annonça l’aspirant aux signaux Lamotte.
- les deux vaisseaux de 64 sont le HMS Rupert et le HMS Royal Oak, armés de 18 livres et 24 livres en bordée basse,  Amiral. Dit Gauthier.
- les deux frégates de 12 sont les  HMS Alcyon  et  Achate et la corvette  HMS  Pickles armée de 10 caronades de 12. Ajouta le commandant Simon.
- Très bien, messieurs,  cap Est un quart Sud-est, nous allons montrer à ces messieurs les anglais ce que nous savons faire.
- Est quart Sud-est ! répondit le timonier.
Aussitôt le nouveau cap pris que la vigie annonça.
- Ohé du pont ! Ils prennent un cap de rencontre.
Les deux vaisseaux de 64, se placèrent en parallèle à la Forte et la Vengeance, les deux autres frégates la Désirée et l’Espérée,  restèrent en retrait pour intervenir en soutient ou pour couper la route à l’autre flottille adverse. Un déluge de feu et de fonte sortit des flancs de chaque navire, hachant, dans un écran de fumée le bord ennemi, ainsi que canons et équipages, le tout dans un effroyable bruit de tonnerre, ou se mêla vivats et cris d’agonie. Une fois la fumée dissipée, Nathan s’aperçus que le HMS Rupert, était privé de ses mâts, d’artimon et grand mât, le tout pendant sur son bord le privant de toute riposte. Mais se retournant vers la poupe de son vaisseau, il vit  la Vengeance qui s’écartait du combat, désemparée,  le gaillard d’arrière dévasté, mat d’artimon sectionner à sa base, déserté de toute vie.
- signalé à la Désirée de portée assistance, et à l’Espérée d’engager le HMS Rupert.
-a vos ordres Amiral. Répondit l’aspirant aux signaux.
Nathan sentit le pont trembler sous ses pieds au départ d’une nouvelle bordée de sa frégate, celle-ci creusa un énorme trou dans le flanc du HMS Royal Oak, plusieurs de ses canonniers furent déchiquetés par les éclisses et les boulets, d’autres furent jetés à la mer et écrasés entre les deux coques des bâtiments qui se touchaient presque à présent.
Nathan regarda Simon et s’écria.
- A l’abordage ! Sus à l’ennemi !
Son cri, fut repris par une multitude de voix, les grappins furent lancés et l’équipage, comme une vague, armé de lames aiguisées, fondit sur les marins anglais encore sonnés par l’avalanche de fonte reçu.
Un jeune lieutenant s’approcha de Nathan.
- Amiral, la Désirée signale avoir transférée une partie de ces officiers sur la Vengeance et elles engagent les deux frégates de 12, la corvette reste à l’écart.
- très bien jeune homme, prenez quelques tribordais, avec vous et essayez de passer sur la dunette du Oak, capturez moi ce foutu ‘Flag Captain’.    
- A vos ordres Amiral !
En quelques minutes l’affrontement fut total, marins français et anglais pris de folie meurtrière, s’entretuaient sans pitié, puis la situation tourna à l’avantage des français, les anglais décimés, lâchèrent leurs armes demandant grâce ; un tunique rouge des ‘Royal Marines’ épaula une dernière fois son ‘Brown Bess’, un sabre le transperça de part en part, au départ du coup de feu, le HMS Royal Oak capitulait, les hourras des marins français rugirent sur le pont adverse. La bataille était un succès total pour la flottille française, les HMS Rupert et Royal Oak capturés, ainsi qu’une frégate, la corvette s’était rendue sans combattre et la seconde frégate se consumait en s’enfonçant dans les flots. Sur le pont  de la Forte, aucun cri de joie, les officiers, et  une partie de l’équipage, ainsi que Clément et Gauthier autour du Commandant Simon et de Jean le fils de l’Amiral, rendaient les derniers  honneurs à leur chef !
Nathan avait été tué par le dernier tir du combat.
 
Epilogue
Le port de Gustavia en cette journée du 15 septembre 1802, comptaient pas moins d’une trentaine de navires, du cotre, en passant par la corvette, frégate, ainsi qu’au vaisseau de ligne.
Le Gouverneur de l’île de St Barthélémy le Baron Gunnar von Karlsson, recevait dans les jardins de son palais, pour une messe en l’honneur du Comte de Renan, l’Amiral Nathan Guérin et du Capitaine de Vaisseau Louis Marchand, immergés avec les autres membres d’équipages morts, en mer des Antilles. Parmi les personnes invitées, se trouvaient, le Capitaine Général de la Guadeloupe Jean-Auguste Ernouf, les Capitaines de Vaisseaux Yves Roussel, Jules Simon, ainsi que le jeune Aspirant Martin Lamotte qui avait du mal à retenir ses larmes, et d’autres personnalités de l’île. Un peu plus en retrait se tenaient le Maître d’Hôtel Clément, le Patron de Canot Gauthier, ainsi que les marins des quatre frégates. Tous attendaient l’arrivée de Joahna von Karlsson Comtesse de Renan et de son fils  Jean, Comte de Renan,  nommé par le 1er Consul Bonaparte Capitaine de Frégate, Commandant de la corvette HMS Pickles renommée Revanche. Une calèche s’arrêta devant l’entrée des jardins, Jean en grand uniforme en descendit le premier, et aida sa mère à descendre, elle était parée d’une robe de soie verte pareille à celle portée au bal ou elle avait connu Nathan. Elle se tourna vers son fils.
- Oh ! Jean combien il aurait été fier de te voir porter son épaulette, celle qu’il portait lorsqu’il prit le commandement de sa frégate la Superbe.
- je sais mère, même si elle est un peu défraîchie je n’en aurai portée aucune autre.
- Et bien, allons mon cher fils, prier pour le repos de son âme et celles de ses valeureux hommes.

***********************
Robic de Kergueguen le 17/ 09/ 17.
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