Punitions Dans la Marine du XVIIIe siècle

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Punitions Dans la Marine du XVIIIe siècle

Message par Robic le Lun 3 Avr - 15:45

Les punitions de la marine
Elles sont toutes aussi nombreuses que variées, nous en citerons quelques unes, celles empreintes de la plus dure sévérité. Pour ce qui concerne la marine française, elle hérite de ses traditions médiévales réaffirmées par le code pénal 1790, qui n'a du reste que peu évolué jusqu'au milieu du XIXème siècle, et malgré de nombreuses tentatives sans véritables avancées.
1/peines disciplinaires:
Le retranchement du vin pendant trois jours au plus, privations de nourriture à l'exception de l'eau et du pain, les fers avec anneaux ou chaîne traînant aux pieds, la mise à cheval sur une barre de cabestan pendant trois jours à raison de deux heures par jours, l'attachement au grand mât pendant trois jours à raison de deux heures par jour. Toutes ces peines sont applicables en cas de rixe, de vols, d'ivresse, de manquements à la fonction, d'insultes, en fait tout ce qui attrait à la simple discipline de bord, même à quai où passer par dessus bord des détritus est punissable.
Les arrêts de rigueur, la prison, la suspension de fonction sont des peines infligées infligées aux officiers.
2/peines afflictives:
Les coups de corde au cabestan, la prison ou les fers sur le pont pendant un minimum de trois jours, la réduction de grade et de solde, la cale*, la bouline * les galères (avant leur dissolution) la flétrissure aux fers rouges avec la marque de l'ancre de marine, et enfin la mort ( pendaison pour les marins, fusillade pour les soldats du bord)
A noter que la prison de longue durée est peu souvent appliquée, en fonction des circonstances, non pas par humanisme mais par manque de bras, principalement chez les gabiers, un prisonnier inactif étant non rentable.
*LA BOULINE
la plus grave des peines corporelles, c’est un passage du coupable circulant à nu entre deux rangées d'hommes munis d'une garcette ( cordage tressé) chargés de frapper avec la vigueur nécessaire constatée par un officier. Le nombre de coups est variable, il va de quelques coups à un maximum de quarante.
*LA CALE
La plus spectaculaire, consiste à hisser le coupable assis sur un "anspect" (barre de bois du cabestan) le " carta hu " (cordage) entre les jambes et amarré entre les cuisses, mains liées au dessus de la tête dessous le "cabillot" (barre de bois fixée issue d'un râtelier) hissé à une vergue de grand voile. Cette sentence est très souvent exécutée dans un port, à valeur d'exemple pour d'autres bâtiments:
Au coup de canon, le pavillon rouge est hissé pour prévenir et permettre aux autres navires d'assister au spectacle. On laisse tomber d'une hauteur de vingt mètres le coupable de tout son poids à la mer, on le remonte le plus vite (que possible) pour éviter la noyade et l'opération est renouvelée autant de fois que le prévoit la sentence.
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Robic

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